Le nombre d’agressions contre les pharmaciens a explosé en 2017

La pharmacie de Patricia s’accroche sur la cité bétonnée mais arborée des Ulis. Après la fermeture de tous les commerces du petit centre commercial, la pharmacie est en effet le dernier recours pour les personnes âgées. Photographie d’une pharmacie qui, à 90%, risque de n’être pas reprise après le départ de Patricia Petit.

Le nombre d’agressions contre les pharmaciens a explosé en 2017

Le nombre d’agressions et violences verbales ou physiques dont sont victimes les pharmaciens a connu une importante hausse, a révélé hier BFMTV.
Quatre-vingt-douze cas avaient été recensés en 2016. Mais depuis avril 2017, pas moins de 240 signalements ont été effectués par des pharmaciens auprès du CNOP, soit une multiplication par trois en moins d’un an.
Cette augmentation du nombre d’incidents déclarés peut s’expliquer par la possibilité désormais donnée aux victimes de signaler à l’Ordre des pharmaciens les actes qui les ont visées via un formulaire en ligne.

Cette avancée permet cependant de mesurer plus précisément l’ampleur du phénomène car en matière d’agression ou de violence visant un professionnel dans l’exercice de ses fonctions, seul un cas sur deux donnerait lieu à un dépôt de plainte.
« On s’aperçoit qu’il y a une augmentation de l’insécurité pour les pharmaciens, qu’il s’agisse de remarques désagréables, de menaces, voire d’actes physiques. C’est très traumatisant pour l’équipe officinale », estime Alain Marcillac, référent sécurité de l’Ordre national des pharmaciens. Le CNOP publiera au printemps prochain des statistiques détaillées sur ces agressions.

 

Source : BFM TV 19/02/2018